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The Letterbox Lesson

The Letterbox Lesson

La leçon avec la boîte à lettres

Pour obtenir les dernières informations sur la leçon avec la boîte à lettres, référez-vous au livre « Making Sight Words : Teaching Word Recognition from Phoneme Awareness to Fluency » (Usage des mots fréquents : Enseigner la reconnaissance des mots, de la prise de conscience à la maîtrise des phonèmes). Vous pouvez également lire la leçon avec la boîte à lettres dans le numéro paru en mars 1999 de « The Reading Teacher ». Faites plus précisément en sorte de trouver Murray, B. A., & Lesniak, T. (1999). La leçon avec la boîte à lettres : Une approche pratique de l’enseignement du décodage. « The Reading Teacher », 52, 644-650.

La leçon avec la boîte à lettres est une leçon de phonétique à travers laquelle les enfants apprennent à analyser la séquence de phonèmes dans un mot, d’abord en épelant ce dernier, puis en le lisant. La leçon peut être enseignée à un seul élève ou à une classe entière. Une leçon avec la boîte à lettres se subdivise toujours deux parties : l’épellation des mots et leur lecture.

Pourquoi ? Car les enfants ont besoin de comprendre le principe alphabétique selon lequel l’épellation matérialise la séquence phonémique des mots parlés. Une démonstration claire de ce principe consiste à apprendre à épeler les mots avant même d’apprendre à les lire. Les enfants sont généralement plus attentifs aux correspondances entre lettres et phonèmes lorsqu’ils épellent les mots plutôt que lorsqu’ils les lisent. Dans la leçon avec la boîte à lettres, ils épellent les mots avant de les lire afin de transférer cette stratégie de son de l’épellation vers la lecture. Cela les aide à apprendre les mots suffisamment bien pour s’en souvenir plus tard en tant que mots fréquents.

Comment ? Le matériel nécessaire pour la manipulation des lettres peut être découpé dans du papier cartonné, imprimé puis plastifié, ou encore acheté sous forme de tuiles de lettres en bois, en plastique ou magnétiques. Chaque élève aura besoin d’un jeu complet de lettres majuscules et minuscules, ainsi que des pièces additionnelles représentant des voyelles minuscules et des consonnes courantes. Il est recommandé de plastifier les outils en papier pour qu’ils soient plus durables. Les jeux de lettres en classe peuvent être rangés dans des sacs à fermeture éclair.

Les boîtes à lettres sont des rangées de carrés qui indiquent à l’élève le nombre de phonèmes (et non de lettres) dans les mots à épeler. Chaque élève aura besoin de boîtes à lettres de 2 à 6 colonnes sur une seule rangée. Les boîtes à lettres à charnières sont faciles à fabriquer : découper des carrés de 10 cm dans du papier cartonné coloré, souligner les bordures de chaque carré avec un marqueur puis coller ensemble une série de carrés à l’horizontale. De cette manière, vous pouvez déplier le bon nombre de cellules pour chaque mot. À noter que les élèves auront besoin d’une boîte de deux phonèmes à part, car il serait compliqué de plier six boîtes en deux.

La conception de la leçon. La conception de votre leçon doit se faire autour d’une nouvelle lettre, généralement une voyelle. Pour une première leçon, choisissez une seule voyelle courte (un i ou un a court serait bon pour les débutants). Choisissez des mots ayant des correspondances simples connues.

Faites une liste de mots simples et fréquemment utilisés qui illustrent la lettre à apprendre. Par exemple, si l’élève connaît les consonnes d, m, n, p et s et les voyelles courtes a et i, vous pourriez former les mots dans, si, sa, pas, dis, mis et dans. Les noms propres régulièrement cités comme Sam sont aussi intéressants et donnent la possibilité d’enseigner la convention d’usage de la majuscule pour la première lettre. Les listes de mots de la même famille sont très utiles pour choisir des mots. Les leçons efficaces doivent inclure la révision de mots avec les lettres déjà enseignées : l’élève doit alors sélectionner la bonne voyelle pour chaque mot.

En choisissant les mots, ne vous en tenez pas à un seul modèle d’épellation. Par exemple, si vous donnez les mots « pas, mas, vas et ras », les élèves vont seulement échanger les premières lettres sans chercher plus loin en termes d’épellation. Il est alors plus judicieux d’utiliser un mélange de modèles d’épellation (par exemple fou, mon, pas, pis, fut) pour inciter les élèves à regarder au-delà de la lettre initiale. Sélectionnez 3 à 12 mots parmi les mots possibles. Il est préférable de prévoir quelques mots supplémentaires (que vous pouvez laisser de côté dans le cas où les élèves ont des difficultés) plutôt que de ne pas en avoir assez. Néanmoins, il est nécessaire de limiter le nombre de mots choisis afin que les élèves puissent expérimenter la réussite et passer à d’autres activités.

Disposez les mots choisis en séquence à partir de mots de 2 lettres qui commencent par une voyelle, puis des mots de 3 phonèmes (composés d’une consonne, d’une voyelle et d’une consonne) et enfin des mots plus longs de 4, 5 et 6 phonèmes si l’élève est capable de les gérer. Quoi qu’il en soit, tenez-vous-en aux mots d’une syllabe et, surtout, aux épellations régulières. La leçon avec la boîte à lettres n’a pas été conçue pour les mots d’exception. Dans tous les cas, vous trouverez sur cette page une liste d’exemples de mots de 4, 5 et 6 phonèmes pour votre leçon avec la boîte à lettres.

Vérifiez le nombre de vos phonèmes. Si vous donnez le mauvais nombre de boîtes à lettres, vous allez frustrer et induire vos élèves en erreur. Pour vous aider à obtenir un comptage précis des phonèmes, faites connaissance avec mes explications, modèles et exercices à travers l’article « Comment compter les phonèmes ».

Travailler avec les élèves. Lorsque vous commencez une série de leçons sur les boîtes à lettres, faites comprendre que les épellations sont des moyens logiques d’écrire les mots. Les épellations permettent tout simplement de cartographier les sons dans les mots. Lorsque les épellations ont un sens, elles sont beaucoup plus faciles à lire et à retenir. Mettez l’accent sur le fait que la leçon consistera principalement à écouter les sons de base dans les mots et apprendre comment les lettres sont utilisées pour cartographier ces sons.

Si les élèves ne sont pas capables de reconnaître un phonème à partir d’une nouvelle lettre dans des mots parlés, apprenez-leur le phonème en utilisant la méthode proposée dans « Comment enseigner la conscience des phonèmes ». Par exemple, pour enseigner le a court, introduisez le phonème /a/ avec un allitération qui va solliciter la langue (Adam a avalé un ananas africain), prenez une page dans un livre d’alphabet (l’alpaga alla à Aruba), donnez une représentation significative (/a/ est par exemple le son d’un bébé qui pleure) et entraînez-vous à repérer le phonème dans des contextes de mots (Entendez-vous /a/ dans le mot dans ou ici ? balle ou baie ? chien ou chat ?). Les exercices de langue comme ceux proposés par Wallach and Wallach (Tongue ticklers) se révèlent très pratiques.

Ensuite, modélisez l’épellation et la lecture d’un mot. Pour modéliser, résolvez un problème tout en expliquant comment vous avez obtenu la réponse. Par exemple, pour épeler « pire », vous devez faire sortir quatre cases, décortiquez la prononciation et épelez le mot phonème par phonème, avec un discours comme ci-après : « Voyons voir, /p/ est le premier mouvement de la bouche, c’est la lettre p. Puis, il y a /pi/ et le deuxième son est /i/. Je vais épeler /i/ avec un i tout seul. Avec « pire », j’entends /re/ à la fin, c’est r. Mais il y avait quelque chose avant le r : pi . . . la lettre r va donc dans la troisième case. »

Afin de modéliser la lecture d’un mot, commencez par la voyelle. Par exemple, pour modéliser la lecture de frite, vous pourriez dire : “Je vais commencer par le i ; le i seul se prononce /i/. Ensuite, /f/, /r/, /i/, ça veut dire /fri/. Ce n’est pas encore un mot. Je vais ajouter la fin : le /t/ et le /e/ se disent /te/, tout comme un /t/. /fri/, /te/, frite. C’est « frite », comme quand tu commandes une frite et que tu vas le déguster.

Demandez aux enfants de déplier le bon jeu de boîtes à lettres pour chaque mot. La bonne boîte est celle qui renferme le même nombre de cases que le nombre de phonèmes du mot, mais pas nécessairement le même nombre de lettres. Par exemple, le bon jeu de lettres pour le mot « frite » a trois cases parce que le mot frite se lit en trois phonèmes, /f/ri/te/. Donnez uniquement les tuiles de lettres nécessaires pour épeler les mots de votre leçon aux élèves. Rangez toutes les autres. Vous risqueriez de perdre beaucoup de temps à chercher parmi de trop nombreuses lettres.

Demandez aux élèves d’épeler le premier mot (par exemple, ma) en plaçant les tuiles de lettres dans les deux cases de la boîte Elkonin. Chaque fois que les élèves ont réussi à épeler un mot, félicitez-les puis passez au mot suivant. Faites en sorte d’adopter un rythme de cours soutenu. À souligner qu’il est inutile de demander aux élèves de lire un mot qui vient d’être épelé. La tâche (bien que difficile) de de sonder et de mélanger s’utilise pour accéder à un mot inconnu, pas à un mot déjà connu.

Dans le cas où un élève a du mal à épeler un mot, ne le questionnez pas. Le fait de poser des questions pour lui faire découvrir la bonne épellation ne fait qu’ajouter à la confusion. La bonne attitude à adopter consiste à donner à l’élève l’épellation telle qu’elle est écrite puis lui demander de corriger. Si l’élève est toujours incapable d’épeler, donnez-lui le modèle en disant les phonèmes dans l’ordre (/m/, /a/) et en lui montrant comment il doit choisir les lettres dans le but d’épeler chaque phonème. Dans le cas où l’élève a besoin d’aide pour cette modélisation, demandez-lui de réessayer plus tard, mais sans aide cette fois. Passez ensuite au mot suivant. Plus tard, revoyez votre liste jusqu’à ce que les élèves puissent épeler tous les mots sans assistance particulière.

Dans la deuxième partie de la leçon avec la boîte à lettres, les élèves lisent les mots qu’ils ont épelés. Vous pouvez alors ranger les boîtes à lettres. En effet, celles-ci servent uniquement à épeler les mots, pas à les lire. En utilisant toujours la même liste de mots, démarrez de nouveau avec votre premier mot. Cette fois-ci, l’enseignant utilise des cartes ou des tuiles de lettres pour épeler les mots à lire par les élèves. Vous devez ensuite dire : « Maintenant, dites-moi quels mots que je suis en train d’épeler ? ». Pour gagner du temps, l’enseignant peut présenter les mots sur une liste ou un tableau. Une fois de plus, il est important de maintenir un rythme soutenu. Pensez à utiliser le fichier PowerPoint joint afin de présenter les vrais mots en un quart de seconde chrono afin de déterminer si l’élève suit bien ou s’il les lit comme des pseudo-mots.

Jeu Flash

Dans le cas où un élève éprouve des difficultés à lire les mots, guidez-le pour mélanger d’abord les voyelles en utilisant des tuiles de lettres. Commencez en lui faisant prononcer le son de la voyelle, puis mélangez les lettres avant la voyelle avec la voyelle afin d’obtenir le morceau appelé « corps ». Assurez-vous que l’élève forme bien ce morceau avant de passer à autre chose de manière à ce qu’il ne soit pas obligé de garder plusieurs morceaux en mémoire. Ensuite, demandez-lui de mélanger les lettres qui suivent la voyelle (la « queue »). Déplacez les lettres ensemble pour mieux identifier ce qui est mélangé à chaque étape. Après le mélange, assurez-vous qu’il a bien compris quel est le mot. À souligner que le mélange ne permet pas toujours d’obtenir la bonne prononciation. Dans le cas où il n’a toujours pas compris, préparez-lui un modèle de mélange en utilisant d’abord la voyelle puis la séquence corps-queue, en lui expliquant le pourquoi de chaque étape. Là encore, le fait de poser des questions pour lui faire dire la bonne lecture est généralement perturbant et contre-productif. En cas de problèmes, reprenez les mots jusqu’à ce que l’élève puisse les lire sans erreur.

Résolution des problèmes. Dans le cas où les élèves ont des difficultés avec la leçon avec la boîte à lettres, il est nécessaire de trouver des moyens de faciliter la séance suivante. Par exemple, vous pouvez utiliser moins de lettres, faire des mots plus simples ou encore lui apprendre l’identité des phonèmes pour chaque lettre. Si vous avez fait aussi simple que possible, mais les élèves n’ont toujours pas compris, cela veut probablement dire que votre élève a besoin d’un travail plus basique sur les identités des phonèmes afin d’avoir une meilleure connaissance de l’alphabet. Allez sur ma page sur la sensibilisation aux phonèmes pour des suggestions d’enseignement.

Une fois que les élèves maîtrisent bien les voyelles courtes, vous pouvez introduire les consonnes digraphes (ch, th…). Travaillez ensuite les voyelles longues signalées par un e silencieux. Placez le e à l’extérieur des boîtes à lettres et tout à droite pour montrer comment cette lettre signale la voyelle longue. Travaillez d’abord les mots à voyelle courte et longue. Travaillez ensuite les voyelles digraphes (ai, ou, oi…). Incluez des mots avec des mélanges de consonnes dans chaque leçon (par exemple : stand) et travaillez avec des mots plus compliqués (par exemple : splash).

Parfois, les élèves ont tendance à s’ennuyer avec la leçon avec la boîte à lettres. En général, ils disent être frustrés par la difficulté de la leçon, souvent parce que l’enseignant n’a pas bien choisi la liste de mots ou a oublié une procédure importante. Et lorsque les enfants réussissent avec la leçon, ils sont généralement ravis.

Résumé de la leçon avec la boîte à lettres

  1. Concevez votre leçon autour d’une seule et unique nouvelle lettre dont l’enfant a besoin et qu’il est prêt à apprendre, s’agissant généralement une voyelle.
  2. Créez un ensemble de mots simples et fréquemment utilisés qui illustrent cette lettre. Laissez de côté les mots qui ont une épellation irrégulière ou toute lettre que votre élève ne connaît pas. Ajoutez quelques mots de référence pour mettre en avant le contraste des voyelles.
  3. Placez des lettres correspondant aux mots sélectionnés devant l’élève. Mettez de côté toutes les autres lettres.
  4. Pour faciliter les leçons, commencez par des mots à 2 phonèmes qui commencent par une voyelle (par exemple, as).
  5. Commencez la leçon en enseignant un phonème avec des sons qui sollicitent des mouvements de langue, des représentations significatives et proposez des entraînements permettant de trouver le phonème dans des mots.
  6. Modélisez la façon dont un mot doit être épelé et lu, en faisant des commentaires au fur et à mesure que vous résolvez ces problèmes.
  7. Demandez aux élèves d’épeler chaque mot. Mettez à disposition la bonne boîte à lettres pour que l’élève sache combien de phonèmes il doit représenter.
  8. Si un élève a du mal à épeler un mot, lisez à haute voix ce qu’il a écrit et demandez une correction. Si l’élève n’est pas capable de faire la correction, modélisez l’épellation puis revenez au même mot quelques minutes plus tard.
  9. Dans la deuxième partie de la leçon sur les boîtes à lettres, les boîtes à lettres peuvent être rangées. Cette fois, vous allez épeler les mots et demander aux élèves de les lire.

10. Dans le cas où un élève est incapable de lire un mot, aidez-le à mélanger les voyelles dans un premier temps. Concrètement, demandez-lui d’abord de prononcer la voyelle puis de la mélanger avec les premières consonnes pour former le corps du mot, puis de mélanger ce corps du mot avec les consonnes finales. En cas d’échec, proposez d’abord un modèle de mélange de voyelles, puis revenez avec ce même mot plus tard.

Original: http://wp.auburn.edu/rdggenie/home/lessons/letbox/

Traduit parhttps://casinofiables.com/

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